Mycælium is a personal urban art project growing mushrooms in the street from an invisible, artistic mycelium linking different places, through 3D printed and spray painted models and posters. Besides the obvious lack of natural elements and the overdose of grey these mushrooms can fight in most cities, they are a metapher for an ethos linked to the fascinating specifics of the mushroom kingdom.
           Indeed, neither animals, plants, minerals nor bacteria, still shrouded in mystery as science does not yet know much about them, they defy many human thoughts about life: they have a diverse array of reproduction methods, from asexual cloning to a world record of 30.000 sexes (why would anyone have a problem with intersexuation and transgenders when you see THAT), they can sustain life and mercilessly feed on death, and they come in literally every shape and colour. No discrimination all the way. Speaking of sex, with their often phallic appearance, they are also culturally associated to fertility or at least virility.
        Also, we wouldn't have the forests we have without them, as they were allegedly the first living organisms on land, breaking down minerals, and paving the way for the vegetal colonisation of continents, that allowed all the other terrestrial animals (including us) to thrive. Even today, trees exchange nutrients and information about incoming threats through the most beautiful symbiosis, called mycorrhiza: the hidden part of the fungi iceberg, the underground network called the mycelium, is acting much like the Internet and the welfare-state of the forests. And there's more! Some of them, virtually invisible, living on the leaves, can help trees to resist droughts, floods, hurricanes, starvation and pathogens. Hey humans, how's that for taking care of your ecosystem by being a productive part of it?


          Mycælium est un projet personnel d'art urbain consistant à faire pousser des champignons dans la rue depuis un mycélium artistique invisible qui va lier différents lieux entre eux. Les techniques sont pour l'instant de l'impression 3D peinte à l’aérosol et les affiches. En dehors de l'évident manque d'éléments naturels et de l'overdose de gris dans la majorité des villes, les mycètes sont une métaphore pour une éthique née dans les fascinantes caractéristiques du règne fongique.
           En effet, ni animaux, végétaux, minéraux ou même bactéries, toujours nimbés d'un insondable mystère alors que la science ne connaît qu'une partie infime de cette forme de vie, ils défient beaucoup de préconceptions humaines sur la vie : ils ont des modes de reproduction très variés, du clonage asexué à un record mondial de 30000 sexes différents (quand on regarde ça, on se demande pourquoi certaines personnes peuvent avoir des problèmes avec l'intersexuation et les transgenres), ils peuvent faire perdurer la vie et se nourrir de la mort, et ont une infinie variété de formes et couleurs. La non-discrimination, c'est la base.
En parlant de sexe, leur apparence souvent phallique en a fait des avatars culturels universels de la fertilité, ou au moins de la virilité.

         
Également, on n'aurait pas les forêts dont nous jouissons aujourd'hui sans les champignons, car ils ont a fortiori été les premiers être vivant à coloniser la terre et attaquer le minéral, permettant aux végétaux de se répandre aux quatre coins du monde et traçant le chemin qui a permis à tous les animaux - nous inclus - de prospérer. Encore aujourd'hui, les arbres échangent des nutriments et des informations sur les menaces environnantes à travers la plus belle des symbioses, la mycorhize : la face cachée de l'iceberg mycologique, ce réseau souterrain qu'on appelle le mycélium, agit comme un Internet et un état providence pour les forêtes. Ce n'est pas tout ! Certains mycètes, quasi-invisibles, vivant sur les feuilles, peuvent aider les arbres à lutter contre la sécheresse, les inondations, les ouragans, la famine et les pathogènes. Hé les humains, ça vous dirait pas de faire pareil et prendre soin de notre écosystème en en redevenant une partie productive ?
          Above is "Memento Vivere", a huge 180cm tall piece that made it to the streets. Besides the healthy and diverse gang of mushrooms you see, there's two other aspects that are evoked here: death and magic.
          Death, as fungi processes and digests the dead, feeding and making room the living, becoming a kind of ferryman at the crossrads of the cycle that goes from Eros to Thanatos. But also in a more dreadful way: besides the usual parasitic mushrooms that can become an incurable and deadly disease to other animals and plants, we have the terrifying ophiocordyceps unilateralis, a mushroom that colonises ants' bodies and even pop through their heads like an unholy antenna, and turn them into literal zombies that will work untill dead for the the fungus' survival.
          Magic, as in a worldwide cultural phenomenon that make the elusive, seemingly popping out of nowhere and much psychedelic fungi a magic being that connects us to the unseen, from Alice's Adventures in Wonderland to the universal shaman starter-kit. This psychotropic aspect even made Terence McKenna think that the bolstered creativity, synesthesia, etc., acquired through mushrooms can have had a crucial part in the development of the human brain / mind / creativity / abstraction / artistry. It's quite crazy, but not absurd at all.

          Ci-dessus se trouve "Memento Vivere", une grande œuvre haute de 180cm qui est allée se planter dans la rue. Au-delà du gang de champignons bien en forme, 2 autres aspects sont évoqués ici : la mort et la magie.
          La mort, car les mycètes digèrent et traitent les morts pour nourrir et faire de la place aux vivants, devenant une sorte de passeur au carrefour du cycle qui va d'Eros en Thanatos. Mais aussi d'une façon beaucoup plus terrifiante : en dehors des champignons parasites plus communs qui sont comme une sorte de maladie parfois incurables pour d'autres animaux ou plantes, nous avons l'effroyable ophiocordyceps unilateralis, une espèce de champignons qui colonise le corps des fourmis, transperçant carrément leur crâne comme une sorte d'antenne maléfique, les transformants littéralement en zombies qui vont oeuvrer jusqu'à a mort à la survie du champignon.
          La magie, de par le phénomène culturel mondial qui fait des fungi si insaisissables, semblant apparaissant soudainement ex nihilo, des êtres surnaturels qui nous connectent à l'invisible, des Aventures d'Alice au Pays des Merveilles au starter-kit universel du shaman local. Cet aspect psychotrope a même conduit Terence McKenna à penser que la créativité (et la synesthésie, etc.) décuplée par les champis pourrait avoir eu une influence considérable sur le développement du cerveau / esprit / créativité / capacité d'abstraction / capacité artistique dont nous jouissons aujourd'hui. C'est assez fou, mais certainement pas absurde.
Rather than hiding the texture that comes with 3D printing, I chose a voxel (3D pixel) style that would actually emphasize the layered flavour of the technique (Magica Voxel & Cura).
Plutôt que de cacher la texture générée par l'impression 3D, j'ai un choisi un style en voxel (pixel en 3D) qui va carrément mettre en valeur le charme stratifié de cette technique (Magica Voxel & Cura).
A report on my street art practice / Un reportage sur ma pratique d'art urbain
          Above: a preview of how I intended to frame the unique art original art made for exhibitions.
Below: life goes on as the first casualty among the cutie geeky shrooms happened alongside the yellow jackets' strikes.
          Ci-dessus: un aperçu de comment je comptais encadrer l’œuvre d'art unique conçue pour exposer.
Ci-dessous: la vie continue, et le premier champimignon geeky a rendu l'âme, lors d'une manifestation de Gilets Jaunes.

          Lastly, meet the deathly cigarette butt, going further with the environmental aspect started with the mushrooms, reminding people that the ones they throw away eventually end up overpopulating the seas and killing an incredible amount of much needed marine life.
          Pour finir, je vous présente le mégot de la mort, poursuivant l'aspect écologique initié avec les champignons, en rappelant aux gens que ceux qu'ils jettent par terre finissent par pulluler dans les océans, tuant une partie énorme de l'écosystème océanique dont nous avons tous besoin.
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